Si la pratique du rugby amateur est suspendue en raison des décisions gouvernementales, trois catégories pouvaient bénéficier d’une dérogation. Le point avec les responsables fédéraux en charge du suivi des compétitions amateurs.

Avant de prendre une décision, les responsables fédéraux ont tenu à échanger avec les clubs, principaux concernés par ce nouvel arrêt de l’activité. Des consultations ont également eu lieu pour les catégories possiblement concernées par des dérogations assure Patrick Buisson, « la consultation est primordiale car elle permet d’avoir le ressenti des clubs et surtout de pouvoir échanger avec eux ! Depuis que Bernard Laporte est élu à la tête de la Fédération, c’est notre ADN. Après, cela n’exclut pas la prise de décision de la FFR et les élus que nous sommes ont pris leur responsabilité. »

NATIONALE

La compétition nouvellement créée bénéficie d’une dérogation puisque « le Gouvernement autorise les sportifs professionnels, les sportifs de haut niveau et Espoirs inscrits sur listes ministérielles et leurs partenaires d’entrainement, à déroger au confinement et à l’interdiction de circuler ». Patrick Buisson revient pour nous sur le processus de décisions qui a amené à la prise de décision fédérale, « nous avons eu deux visios avant de soumettre la décision au Bureau Fédéral. Nous avons écouté tous les clubs, nous leur avons demandé de se positionner. Suite à cette consultation, la majorité des clubs a souhaité suspendre la compétition. Ils ont été unanimes pour dire que quel que soit le résultat, tous suivraient le choix de la majorité. Je tiens à les remercier parce qu’ils ont fait preuve d’une grande compréhension dans cette période compliquée pour tout le monde. »

ÉLITE 1 FÉMININE

Brigitte Jugla, vice-présidente en charge du rugby féminin et Serge Simon, vice-président en charge de la Haute Performance et Responsable de la cellule urgence Covid, ont mené les discussions autour de la poursuite ou de la suspension de la compétition comme l’explique Brigitte Jugla, « nous avons eu deux visios avec les clubs pour connaître leur souhait en fonction des décisions gouvernementales. Si certains clubs voulaient continuer, la problématique était que les filles, dans leur grande majorité, ont des vies professionnelles. D’autres interviennent également dans les milieux hospitaliers en fonction de leurs études ou de leur travail. Elles ne souhaitaient pas faire prendre de risques à leur entourage. En pesant l’ensemble de ces avis, nous n’avions pas assez d’arguments pour demander une dérogation. Nous avons donc pris une décision éthique et déontologique. »

Des propos confirmés par Serge Simon, « il n’y avait pas de tendance massive qui se dégageait. C’est surtout une décision sanitaire avec des joueuses ou des dirigeants qui ne voulaient pas prendre de risque et nous comprenons totalement ce choix. Le Bureau Fédéral a donc pris la décision de ne pas demander de dérogation. C’est une décision de la FFR car nous ne voulons pas faire peser le poids de ce choix sur les clubs ».

REICHEL ESPOIRS

C’est la troisième et dernière catégorie qui pouvait bénéficier de la dérogation puisqu’elle concerne, comme nous l’explique Patrick Buisson, « le haut niveau, celui des clubs professionnels et surtout nos équipes de France jeunes. Nous avons eu une réunion avec l’APARE (Association des Présidents des Associations du Rugby de l’Elite), tous les clubs étaient présents. La majorité a décidé de poursuivre la compétition. Didier Retière, notre Directeur Technique National et Laurent Gabbanini, notre Directeur Général Adjoint, ont fait la demande de dérogation au Ministère pour cette catégorie. »

La réponse du Ministère est allée dans le sens de la demande fédérale pusiqu’elle « répondait aux principes définis pour permettre la poursuite de la compétition » et la catégorie pourra poursuivre son activité en respectant bien évidemment les protocoles sanitaires rigoureux en vigueur.

  • Post published:05/11/2020